Des symboles amazighs, piqués à la main
Je dessine chaque motif, puis je le pique point par point, sans machine. Un tatouage doux, lent, qui prend le temps qu'il faut.
Tatouage handpoke à Genève, sur rendez-vous, une personne à la fois.
Tatouage flash
Un symbole déjà dessiné, prêt à piquer. Idéal pour un premier tatouage.
Pièce
Une composition complète qui suit une ligne du corps, moyenne ou grande.
Création sur mesure
Tu me racontes ce que tu veux porter, je dessine un motif rien que pour toi.
Flashs
Touche un symbole pour le voir en grand, choisir sa taille et l'ajouter à ta demande.
Pièces
Des compositions complètes. Chaque pièce existe en deux tailles et s'ajuste à ton corps.
Tarifs
Le prix dépend du dessin et de sa taille. Tu le connais avant de réserver et il ne change pas le jour même.
Deux flashs le même jour : −20 % sur le second. Mains, doigts, pieds et côtes : +20 %. Une retouche offerte dans les 3 mois. Acompte pour réserver : 50 CHF pour un flash, 30 % pour une pièce, déduit du prix final.
Le handpoke
Pas de machine, pas de vibration : l'encre est déposée point par point, à la main. Le trait reste vivant, la peau est ménagée et la cicatrisation est souvent plus rapide.
D'où vient le handpoke ? Lis la présentation plus bas.
Comment ça se passe
- Tu choisis un flash ou une pièce, ou tu me parles de ton idée, et tu m'envoies ta demande.
- On en parle par message : taille, emplacement, date. Je te confirme le prix.
- Tu verses l'acompte et ta place est réservée.
- Le jour J, on place le motif ensemble avec un stencil, puis je pique à ton rythme, avec des aiguilles stériles à usage unique.
- Tu repars avec les consignes de soin écrites, et je reste disponible pendant la cicatrisation.
Le handpoke, présentation
D'où vient le tatouage à la main ? Comment se pratique-t-il à travers le monde, et pourquoi le choisit-on aujourd'hui ? Six chapitres courts, à lire dans l'ordre ou au hasard.
1Qu'est-ce que le handpoke ?+
Le handpoke, c'est le tatouage piqué à la main. Une aiguille stérile est fixée sur un manche. Je la trempe dans l'encre, puis je la pique dans la peau, un point après l'autre. Chaque trait du dessin est fait de centaines de petits points.
Une machine à tatouer fait la même chose, mais très vite et de façon mécanique. À la main, le rythme est plus lent et plus calme. Il n'y a pas de bruit de moteur ni de vibration, seulement le geste.
2Le plus ancien geste du tatouage+
Le tatouage existe depuis au moins cinq mille ans, et pendant presque toute cette histoire, il s'est fait à la main.
Ötzi, l'homme retrouvé en 1991 dans un glacier des Alpes, porte une soixantaine de tatouages vieux d'environ 5 300 ans. En 2024, des chercheurs et des tatoueurs ont reproduit ses marques sur la peau : selon leur étude, elles ont probablement été faites avec un seul outil pointu, piqué dans la peau. C'est le geste du handpoke.
En Égypte, deux momies de Gebelein, vieilles d'environ 5 000 ans, portent elles aussi des tatouages : un taureau, un mouflon, des motifs en S. Les machines électriques, elles, n'existent que depuis la fin du XIXe siècle.
3Les traditions du monde+
Presque partout, des peuples ont inventé leur propre façon de tatouer à la main. Les outils changent, l'idée reste la même : marquer la peau pour dire qui l'on est.
Les femmes se tatouaient entre elles. Le motif était tracé, puis piqué à l'aiguille avec un pigment noir et frotté avec des plantes. On le portait au menton, au front, sur les mains. Les signes disaient de quelle tribu on venait, protégeaient et embellissaient.
À Samoa et à Tahiti, on tatoue avec un petit peigne à dents fines, frappé avec un bâton. Le mot « tatouage » vient d'ailleurs du polynésien tatau, rapporté en Europe par les voyages de James Cook au XVIIIe siècle.
« Graver à la main » : des aiguilles groupées au bout d'une longue tige, poussées sous la peau avec un mouvement régulier. Certains maîtres le pratiquent encore pour les grandes pièces traditionnelles.
Des tatouages sacrés, faits par des moines ou des maîtres avec une longue tige, autrefois en bambou. Les dessins, faits de géométrie et d'écritures anciennes, sont censés protéger celui qui les porte.
Chez les Kalinga, on pique la peau avec une épine fixée sur un bâton, sur lequel on tape avec un second bâton. Les tatouages marquaient le courage et la beauté.
Les femmes inuites se tatouaient le visage et les mains, en piquant ou en cousant la peau avec une aiguille et un fil chargé de suie. Interdite pendant longtemps, la pratique renaît aujourd'hui grâce à une nouvelle génération de femmes.
4Ce que disaient les tatouages amazighs+
Chez les Amazighs, le tatouage était un langage. Un losange, une croix, une ligne de points ou de chevrons : chaque forme avait sa place, et chaque région ses signes. On les retrouve aussi sur les tapis, les poteries et les bijoux.
Les tatouages accompagnaient les grands moments de la vie, comme le passage à l'âge adulte ou le mariage. Ils servaient à se reconnaître, à se protéger, à se faire belle.
Au XXe siècle, cette tradition s'est presque effacée. Les dernières femmes tatouées sont aujourd'hui âgées, et beaucoup de signes ont perdu leur sens premier. Mes dessins reprennent ce vocabulaire de formes pour qu'il continue de vivre, sans prétendre copier les marques d'une tribu en particulier.
5Pourquoi le handpoke aujourd'hui+
Le tatouage à la main est revenu en Europe à partir des années 1970 et 1980, d'abord de façon artisanale, sous le nom de stick and poke. Il est aujourd'hui pratiqué par des artistes formés, avec du matériel stérile et à usage unique.
Ceux qui le choisissent parlent souvent de trois choses. La douceur : pas de vibration, des piqûres régulières, des pauses quand on veut. Le trait : une ligne faite de points, légèrement vivante, qui garde la trace de la main. Le moment : une séance calme, presque méditative, où le tatouage se fait sans se presser.
Le handpoke demande plus de temps que le tatouage à la machine. C'est justement ce temps qui en fait un moment à part.
6Tatouer avec respect+
Certains tatouages traditionnels sont sacrés ou réservés à une communauté. Le tatau polynésien, le sak yant ou le kakiniit ont leurs gardiens, leurs règles et leur sens. Il est juste de les laisser à ceux à qui ils appartiennent.
Mon travail part d'un héritage que je porte : l'art amazigh. Je dessine moi-même chaque motif, en m'inspirant de ses formes, et je le pique à la main. C'est une façon de garder ce langage vivant, en le transmettant avec douceur.
Questions
Est-ce que ça fait mal ?
Le handpoke est souvent plus doux que le tatouage à la machine : de petites piqûres régulières, sans vibration. On fait des pauses quand tu veux.
Combien de temps dure une séance ?
Un flash se fait en une séance courte. Une pièce moyenne prend une séance, une grande pièce une ou deux. Je te donne une estimation au moment de fixer la date.
Est-ce que je peux modifier un dessin ?
Oui. La taille, l'emplacement et les petits ajustements sont compris. Pour un vrai changement, c'est une création sur mesure.
Comment se passe la cicatrisation ?
Environ deux semaines pour la surface : nettoyer doucement, une fine couche de crème, pas de bain, de piscine ni de soleil direct. Tu reçois toutes les consignes par écrit.
Qui peut se faire tatouer ?
À partir de 18 ans. Je reporte la séance en cas de grossesse, d'allaitement, de traitement anticoagulant ou de peau irritée sur la zone. En cas de doute médical, demande d'abord à ton médecin.
Et si je dois annuler ?
Préviens-moi au moins 48 h avant : l'acompte est reporté sur une nouvelle date. En dessous de 48 h, il est conservé.
Ta demande
Ajoute un ou plusieurs motifs, remplis les champs, puis envoie-moi le message.